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Le monde du travail connaît depuis plusieurs décennies une transformation profonde. Les évolutions socio-économiques (mondialisation, financiarisation, numérisation) et les transformations des entreprises et des institutions sociales (nouveaux modèles managériaux, flexibilité, participation, etc.) affectent l’emploi et le travail. D’un côté, l’émergence d’une multitude de relations de travail dites « atypiques » tels que le travail temporaire et sur appel, des contrats à durée déterminée, ou encore les faux indépendants s’accompagnent d’une couverture sociale et légale lacunaire, de faibles revenus et de l’absence des perspectives socio-professionnelles pour les personnes concernées. De même, le recours des employeurs à du personnel issu de l’immigration ainsi qu’à une main-d’œuvre de plus en plus féminine pour des raisons économiques contribue à exacerber les tensions et les inégalités au sein du marché du travail. La précarisation et les risques pour la santé des travailleur·ses se retrouvent ainsi renforcées. De l’autre, les pressions économiques auxquelles sont soumises les entreprises et les institutions du social poussent ces dernières à introduire des formes d’organisation du travail basées sur la diminution des coûts, l’évaluation calquée sur la performance et une responsabilisation accrue. Or, ces méthodes peuvent engendrer de la souffrance et une perte de sens quant au travail effectué

Ces phénomènes posent ainsi des nombreux enjeux à l’action sociale dans la mesure où les transformations du travail renforcent l’individualisme - avec l’affaiblissement des structures collectives tels que les syndicats, les commissions du personnel ou encore des collectifs informels sur les lieux de travail – et engendrent des problèmes sociaux en augmentant et en complexifiant les situations vécues par les bénéficiaires des politiques sociales. De même, ces évolutions se traduisent souvent par une dégradation des conditions de travail y compris dans le secteur socio-sanitaire : les travailleur·ses du social doivent par exemple à la fois prendre en charge des problématiques de plus en plus nombreuses et complexes tout en voyant les ressources à leur disposition stagner, voire diminuer. Ils et elles doivent ainsi accroître leur polyvalence, travailler plus longtemps et de manière plus intense pour faire face à un nombre croissant de contraintes. A partir de ces constats, des questionnements sur les formes de régulation du marché du travail et sur le rôle que peut jouer le travail social se posent avec urgence. Les étudiant·es seront ainsi encouragé·es à prendre conscience des mutations économiques et des effets sur les politiques sociales, l’organisation du travail social dans les institutions ainsi que sur l’action politique permettant de pallier, voire de résoudre les problèmes sociaux engendrés par ces transformations.

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