Si l’État joue aujourd’hui encore un rôle central dans l’intervention sociale, par un ensemble de programmes et de politiques publiques, les acteur.trices du tiers secteur et, en particulier, les fondations philanthropiques et les associations, sont toujours plus sollicités et reconnus comme partenaires à part entière de l’État social. Les fondations sont présentes dans l’impulsion et le financement de projets dans tous les domaines du travail social, comme elles sont présentes, ainsi que les associations, dans leur mise en œuvre, qu’il s’agisse de l’aide aux migrants, aux enfants, aux personnes âgées ou aux personnes marginalisées. Et que ces structures agissent en appui à l’action étatique ou qu’elles proposent des interventions dans des domaines d’activité où l’État ne s’engage pas, elles se revendiquent toujours plus comme des acteurs d’innovation sociale, valorisant leur flexibilité et leur capacité d’innovation, là où les pouvoirs publics, du fait de leurs propres contraintes, n’auraient que peu de capacité d’expérimentation.