Dans les villes, les zones industrielles sont soumises à une pression croissante. D’une part, parce que diverses conditions cadres telles que l’accès, le bruit et les émissions polluantes sont en contradiction avec les exigences des zones résidentielles et tertiaires, d’autre part, parce que l’espace urbain se raréfie en raison de la densification croissante. Le processus de transformation des zones industrielles est complexe et lent. Pendant la phase de transition, de nombreux bâtiments sont vides et peuvent être utilisés à titre provisoire. L’utilisation temporaire permet à des acteurs alternatifs et innovants de réaliser leurs projets dans des locaux bon marché et donne un nouvel élan au développement urbain. Cépendant, l’atelier ne se concentre pas sur le développement urbain d’une zone industrielle, mais plutôt sur la question de savoir comment un certain type de bâtiment, à savoir des halles industrielles et des entrepôts, peut être adapté à de nouvelles utilisations. L’idée de réversibilité est au cœur de cette démarche : d’une part, en explorant le potentiel de reconversion des halles industrielles, d’autre part, en développant un kit réutilisable et applicable dans des situations diverses.

Le sujet du semestre porte sur la nature sauvage qui s’immisce dans le paysage urbain genevois. Les étudiant·e·s sont amené·e·s à rechercher ces lieux où la vie végétale spontanée trouve sa place dans des espaces entièrement anthropisés.

Du relevé et de l’analyse du site ainsi identifié découleront la définition d’une thématique et sa documentation au moyen d’une image complexe.

Ce cours explore la notion d’image complexe, entendue comme une figuration croisant plusieurs techniques, expérimentant des projections non conventionnelles ou hybridant différents points de vue. Il s’appuie sur l’analyse d’un corpus étendu d’images issues de périodes diverses (Renaissance, XIXᵉ siècle, Mouvement moderne, après-guerre et, surtout, période contemporaine) afin de construire des éléments de théorie.